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samedi 21 décembre 2013

Bataille de livres #01

Bataille:
 

Versus


Pourquoi avoir choisi ces deux livres (au risque de me faire rouspéter par Dame Moulay) pour leur thème en commun, parce qu'ils sont courts l'un comme l'autre, parce que je les aime tous les deux, parce que l'un m'a éclairée sur l'autre.

D'abord, le très célèbre: Je suis une Légende 
Auteur: Richard Matheson
Editeur: Livre de Poche
Nombre de pages: 146
Quatrième de couverture:
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie.Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil… Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.
Ensuite, le tout nouveau né: D'un Homme à l'Autre
Auteur: Sophie Moulay
Editeur: Numeriklivre
Nombre de page: 69
Quatrième de couverture: 
Un aime chasser avec sa meute et savoure, nuit après nuit, chaque instant de sa nouvelle vie. Une vie que seuls ses rêves viennent ternir, car avant la Grande Épidémie, Un portait encore un costume-cravate et se pressait chaque matin dans le RER. Comment résister à ces nouvelles sensations de liberté et surtout comment résister au tout dernier être humain, l’astronaute que le vaisseau Soyouz lui a servi sur un plateau ?
Pour Martin, qui croit encore en l’existence de survivants, la traque commence. Il fuit le jour, se terre la nuit. Qui est l’animal ?
Cette poursuite générera les premiers conflits au sein de la meute et amènera Un à se poser LA question : est-il si différent de son gibier ?

Le combat commence avec le thème: La CONTAMINATION 
L'un comme l'autre se fonde sur une pandémie. Si Richard Matheson ne donne pas de renseignements sur les causes, Sophie Moulay sous entend une propagation par le pollen. Mais là ou ça devient intéressant, c'est la métamorphose. Si l'un surf sur la vibe Vampire (en 1954, il était hyper en avance sur son temps... on a presque des vampires scintillants ^^ ), l'autre se base sur une mutation plus glauque, plus dure: la régression. Enfin, c'est comme ça que les intrigues sont présentées. Parce qu'en fait, les vampires sont justes des malades hyper violents, moitié zombie, moitié psychopathes, et que l'homme de cromagnon n'en est pas un, mais plus une version animal de l'homme: un carnivore, un prédateur aussi féroce qu'un tigre.
A vous de vous faire une idée, de dire quelle version vous préférez. Pour ma part, les deux m'ont convaincue. D'une parce que, les vampires sont exploités d'une façon que personne n'avait jamais faite et que personne ne fera jamais, de l'autre parce qu'enfin l'homme est remis à sa place: celui de prédateur, sanglant, n'écoutant que leurs besoins les plus primaires.

Deuxième round: La Place de l'Homme
Les deux livres remettent en question l'essence même de la nature humaine. Que feriez-vous vous si vous étiez le dernier homme face à une marée de monstres? Qui vous dit qu'étant le dernier représentant d'une espèce disparu, ce n'est pas vous le monstre?
Les deux livres se livrent au même exercice, avec la même réussite. On sort de la lecture différent, on ne sait plus vraiment qui on est, nos ambitions sont motivées par quoi exactement? L'argent? La faim? Le pouvoir? Le besoin de l'autre? Qui sommes-nous? 
La question véritable est: s'il ne restait qu'un seul représentant de ce qu'aujourd'hui on nomme homme, est-ce que nos remplaçants ne mériteraient pas plus cette nomination?
Si Richard Matheson répond à la question de façon assez explicite, Sophie Moulay, elle, reste plus vague. Ceci est dû à leurs héros respectifs. Robert Néville pour Je suis une Légende ne cherche qu'une chose, jusqu'à la fin: survivre. Alors que Martin pour D'un Homme à l'Autre glisse peu à peu dans le désir de se fondre dans la masse, faire parti d'une société: la recherche de l'autre.

Troisième round: Les monstres
Que ça soit l'un ou l'autre, ils nous offrent le point de vue de ce que nous autres nommeraient les monstre. Les vampires vivant pour Mr Matheson, Un, mâle dominant d'une horde de mutés, pour Mme Moulay. On voit qui ils sont, ce qu'ils pensent, ce que nous représentons pour eux: menace pour les vampires, repas de premier choix pour les mutés animaux. 
Là, sans conteste, je préfère la version de Miss Moulay. Pour une simple raison, les vampires vivants sont peut-être ce qui ressemblent le plus aux hommes d'aujourd'hui, ils ne sont pas assez différents à mon goût. Ils n'ont que quelques différences avec les hommes, alors que Sophie Moulay pousse jusqu'à rendre ses mutés, peut-être moins humain, mais beaucoup plus attendrissant. D'ailleurs je ne les voyais plus comme des hommes, mais plus comme une espèce animal à protéger, à étudier, à apprendre d'eux (mon côté écolo qui ressort peut-être ^^ ).

Décision de l'arbitre:
Elle n'est pas facile à prendre. Je suis une Légende est un classique du genre, on ne peut qu'admirer l'imagination de l'auteur, son audace pour l'époque et sa maîtrise de l'écriture et du psychisme humain. 
D'un Homme à l'autre reprend un thème devenu un classique, mais il le fait d'une façon magistrale, sans s'encombrer de blabla inutiles, tout est dans l'action, dans les réactions à chaud.
Alors je dirais que pour quelqu'un qui cherche de l'aventure, une histoire rapide qui va à l'essentiel, la short story de Sophie Moulay est faite pour eux. Au contraire, ceux qui aime les introspections, les histoires à retournements, mais des réponses claires, Je suis une Légende est fait pour eux. 
Quoi que vous choisissiez, vous allez vous régaler, car malgré leurs défauts, ces deux livres sont de vrais bijoux.

mardi 3 décembre 2013

De l'Autre Côté du Mur


Titre: De l'Autre Côté du Mur

Auteur: Agnès Marot

Edition: Le Chat Noir

Nombre de page: 316

Quatrième de couverture:
Pour Sibel qui se consacre entièrement à la danse, le quotidien est un perpétuel ballet. Pourtant, tout bascule le jour où son lien à l’Art est coupé : on l’isole de ses sœurs, on lui refuse l’existence qu’elle aime tant dans cette communauté composée exclusivement de femmes. En tâtonnant pour retrouver tout ce qu'elle a perdu, elle entend des rumeurs, découvre des secrets propres à bouleverser sa conception du monde.
Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?
Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ?
Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…
A lire si vous aimez:
— La danse
— Les belles images
— La romance
— Un monde riche

A éviter si vous cherchez:
— Des personnages profonds
— Une fin fermée
— Un monde plat

L'avis du critique:

Voici un roman dont vous aurez du mal à vous détacher. Un livre qui vous fera palpiter, qui vous enivrera.
Alors oui, les personnages principaux ne font pas la force de ce texte. Par exemple, je ne trouve pas d'intérêt spécial à Aslan, à part d'être l'élément perturbateur et Sibel change de comportement trop rapidement à mon avis, mais passons. Oui, en fait ça je m'en fiche. L'intérêt, ce qui m'a passionné c'est le monde. Tellement immersif qu'on en oublie les défauts du roman.
En effet il s'agit d'une dystopie où Homme et Femme sont séparées, où l'Art et la Science sont séparées mais poussée à leur extrême. Un monde extrême, où tous sont manipulés. Où l'on nous cache aux yeux du reste du monde. L'explication de ce monde est bluffante, son fonctionnant est stupéfiant. Alors critique de notre société actuelle? Est-on comme ces gens, aveugles, manipulés, ignorants?
Heureusement la danse est là, pour nous bercer, pour nous rassurer, nous offrir une porte de sortie, pour faire tomber les idées reçues, pour nous aider à voler au dessus du mur... La force qu'Agnès insuffle à cet art... pfff, rien que pour ça, je mets un 9/10.
Il y a de la magie dans ce livre, une magie qui ne m'a pas laissée indifférente, et vous?

Si une question, les Couleurs... pourquoi? Comment? Plus j'en veux plus, en savoir plus sur les Couleurs!

Le petit plus du livre:
Une couverture magnifique signée Catherine Noder

jeudi 31 octobre 2013

Cinder

-

Titre: Cinder

Auteur: Marissa Meyer
Tome 1 des Chroniques Lunaires

Edition: Pocket Junior

Quatrième de couverture:
Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.
Une terrible épidémie ravage la population.
Depuis l'Espace, un peuple sans pitié attend son heure...
Personne n'imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle- mère. Car la jeune-fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer...
« Dans ce passionnant mélange de conte de fées et de science-fiction, Marissa Meyer fait se rencontrer Cendrillon et Star Wars !! »

à choisir si on aime:
- Un futur dérangeant
- Les complots politiques
- La romance
- Et bien sûr, les Contes de Fée

à éviter si on cherche:
- Du merveilleux
- De la vraie magie (ici tout s'explique par la science)
- Une intrigue tarabiscotée

L'avis du critique:

Cendrillon... en cyborg... fallait oser! Pari réussi.

J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à suivre les mésaventures de cette nouvelle Cendrillon. La pauvre petite orpheline a survécu à un accident d'hover (sorte de voiture), a été recueilli par un homme qui meurt de la lectumose, et reste donc sous la tutelle de sa belle-mère qui ne peut pas l'encadrer parce que la malheureuse est une cyborg. Bien sûr elle rencontre un prince, tombe amoureuse, et ... Stop, je vais pas trop vous en dire non plus.

Oui, parce que malgré qu'il s'agit d'un remake d'un conte hyper supra connu, il ne reste pas moins surprenant.

Le contexte est immersif, imaginez: une Terre ravagée par une guerre mondiale, qui s'est reconstruite grâce à des alliances. Une Terre où la technologie est nettement supérieur à celle d'aujourd'hui, où les hommes survivent à de grave accident grâce à des membres cybernétiques, mais en contrepartie, ils sont considérés comme des monstres par les autres.
Imaginez ce monde, puis rajoutez-y une pandémie incurable, un peuple expatrié sur la lune capable d'influencer sur l'esprit des Terriens gouverné par une Reine usurpatrice et sanguinaire. Mélangez tout ça, saupoudrez avec la légende d'une princesse lunaire disparue et un prince beau comme un dieu, secouez le tout et régalez-vous.

Je résume: une maladie, des extraterrestres, des cyborgs, une princesse, un prince, une méchante reine, une méchante belle-mère... il manque juste la marraine la bonne fée et le compte y est :P

Plus sérieusement, le personnage de Cinder est émouvant, sa belle-mère est juste terrifiante de réalisme, le prince est... charmant, et la vilaine reine est à glacer le sang.
Bref, le contexte merveilleux ,les personnages réalistes, l'intrigue simple et l'écriture fluide et prenante.

Voilà, vous m'excuserez du manque de construction de mes phrases, je ne sais pas ce que j'ai ^^

Je vous conseille donc ce livre, pour passer un très bon moment au pays des contes de fée cybernétique.

Le petit plus du livre:
Un petit androïde dont la puce de personnalité est défectueuse.

lundi 28 octobre 2013

Le Poids de son Regard


Titre: Le Poids de son Regard

Auteur: Tim Powers

Edition: Bragelonne

Nombre de pages: 504

Quatrième de couverture: 
1816, Angleterre.
Un soir d’ivresse, à la veille de son mariage, Michael Crawford passe l’anneau au doigt d’une statue... bientôt, d’inquiétants phénomènes se succèdent et, lorsque sa femme est brutalement assassinée dans le lit conjugal, la vie tout entière de Crawford bascule.
Forcé de fuir pour éviter l’étreinte fatale d’une lamie, la muse légendaire qu’il a éveillée sans le savoir, Crawford s’engage dans un périple épique à travers l’Europe, où le surnaturel se mêle à la réalité, la passion à l’horreur. Il croise sur son chemin Byron et Shelley, poètes maudits eux aussi envoûtés par la tentatrice.
Capable d’inspirer les plus beaux vers, celle-ci est aussi d’une jalousie mortelle, et n’hésitera pas à balayer tous les obstacles la séparant de l’homme qu’elle a choisi...

à lire si on cherche:
- De la poésie
- Du sang
- Les voyages
- Une longue réflexion

à éviter si on cherche:
- Une lecture fluide
- Des machines complexes
- Des personnages simples

L'avis du critique:
Le speech m'a fascinée. A près une hésitation (parce que le prix du livre est quand même assez rebutant, malgré la magnifique couverture d'Anne-Claire Payet), j'ai craqué. Par la suite, on m'a fait remarquer la similitude avec la nouvelle de Mérimée "La Vénus d'Ille". Je ne connaissais pas, c'est donc en parfaite ignorante que j'ai commencé ma lecture.
L'histoire commence avec Mickaël Crawford, un précurseur de la chirurgie obstétrique, qui s'en va épouser une écossaise dont il espère les enfants qu'il n'a pas eu de son premier mariage. La veille de ses noces, par un concours de circonstance, il passe l'alliance de sa future épousée au doigt d'une statue qui refuse de la lui rendre...
A partir de là, tout s'enchaîne pour Mickaël: on retrouve sa femme écrasée à ses côtés le lendemain de sa nuit de noce, il perd son annulaire d'une façon étrange, il doit fuir, encore et encore.

Au fur et à mesure de ses voyages, il fera la connaissance des grands noms de l'Angleterre du XIXème siècle: Keats, Shelley, Lord Byron et Marie Shelley (Frankenstein) qui sont tous les victimes directes ou indirectes des Nephelim.
En effet, Tim Powers réunit ici tous les mythes, religion, légende des temps passés et modernes pour leur en donner la même source: les enfants de la Terre. Ainsi nous redécouvrons les Muses sous la forme de vampire, les Graiae sont vraies et elles sont à Pise et sont en fait des colonnes gigantesques. La mythologie grecque et la religion chrétienne sont revisitées, détournées mais avec une précision remarquable. Rien n'est laissé au hasard.

J'ai tout de même un bémol, malgré les personnages fouillés, mis en valeur par des décors européens stupéfiants, malgré l'intrigue qui pousse toujours à en savoir plus, je n'ai pas dévoré ce livre. Ma lecture fut longue et laborieuse. En effet les références géographique, bibliques, mythologiques, culturelles... sont tellement nombreuses que notre esprit, continuellement mis à l'épreuve, a besoin de temps pour tout s'approprier (et je doute que le mien est tout assimilé). Alors oui, je considère ce livre comme une épreuve de force. J'ai pris du plaisir à le lire, mais un plaisir pervers que celui qu'on ressent dans le travail accompli, le plaisir que doit ressentir un alpiniste quand il arrive au sommet de la montagne. Alors non, Le Poids de son Regard n'est pas le mont Everest, ni même le Mont-Blanc, mais je ne suis pas une amatrice de l'escalade non plus ^^

Une dernière chose, Tim Powers est considéré par ses paires comme l'un des précurseurs du mouvement Steampunk. J'espère quand lisant ce livre, certaines se rendront compte qu'il ne suffit pas de mettre un automate dans un roman historique pour faire du Steam. A bon entendeur, salut!! ;)

Le petit plus du livre:
Les véritables vers des poètes cités, joliment mis en miroir à chaque début des chapitres.

jeudi 10 octobre 2013

Quadruple Assassinat dans la rue de la Morgue


titre: Quadruple Assassinat dans le rue de la Morgue
  Tome 1 Les Nécrophiles Anonymes

Auteur: Cécile Duquenne

Éditeur: Bragelonne (et Voy'el plus récemment en Broché) 

Nombre de pages: 108 (sur liseuse)

Quatrième de couverture:
« Un fossoyeur dans le collimateur ? » L’existence paisible de Népomucène, préposé à la morgue, est bouleversée lorsqu’un tueur en série se met à sévir. Le croque-mort craint fort d’être le prochain sur la liste. Bob, son ami de longue date, un vampire de près de cent cinquante ans, décide aussitôt de mener l’enquête, persuadé que ces meurtres ne sont pas le fait d’un être humain. Népomucène ne quitte pas Bob d’une semelle, inquiet de le voir aller au-devant du danger. Au fil des découvertes, sur la nature de l’assassin comme sur celle de son ami, l’employé des pompes funèbres voit leur relation évoluer… Une mise en bière peu commune.

A lire si vous aimez:
-La dérision
-Les histoires bien ficelées
-Les amours impossibles

A éviter si vous cherchez:
-Les romans à l'eau de rose
-les univers bisounours
-le sérieux et le premier degrés

L'avis du critique:
Un vampire qu'on appelle Bob, un héro ventripotent avec un nom imprononçable, des meurtres et un assassin introuvable. Parce que là est tout le truc de ce livre: je n'ai pas réussi à deviner qui était le coupable! Et si ce n'est pas la première fois, c'est assez rare pour que je le souligne.

Ce livre ne m'a pas transportée, mais il m'a intrigué. Tout le long, j'ai ri. Parfois jaune, parfois de bon cœur. J'ai été attendrie, effrayée, intriguée.
J'ai aimé lire ce roman, j'ai aimé l'univers légèrement glauque (faut tout de même avoir de l'audace pour situer une bonne partie du roman dans une morgue), j'ai aimé le raisonnement, j'ai aimé les clins d’œil, et le ton qui passait si bien du sérieux à l'humour noire.

Que dire de plus sur ce livre? Il y a des vampire, des loups garou, des succubes... mais ce n'est pas de la bit-lit, c'est un thriller, un policier, un héritage de Conan Doyle. Vous ne l'avez pas? Pas grave, il existe en papier ou en numérique, il vous suffit de cliquer pour qu'il arrive chez vous à un prix très abordable. Alors qu'attendez-vous? Le tome 2 vient de sortir, n'attendez pas le 3 ^^

Le petit plus du livre:
Un perroquet déplumé

vendredi 27 septembre 2013

L'élu de Milnor, tome 2: L'Ombre de l'Ennemi






Titre: L'Ombre de l'Ennemi
tome 2 de L'Elu de Milnor

Edition: P'tit Golem (en numérique)

Quatrième de couverture:
Almus a repris son apprentissage à Obélane. Ses rares moments libres, il les passe avec Pil et Mira. Cette dernière a une vision de leur ami Noir-Cœur, à qui elle prédit les pires ennuis. Soucieux, Almus oublie de surveiller ses arrières. Or, l’Ennemi œuvre déjà dans l’ombre…

à choisir si vous aimez:
- La magie
- L'amitié
- Les intrigues sous-jacentes

à éviter si vous n'aimez pas:
- La littérature jeunesse
- Un texte simple et fluide
- Les voyages et l'aventure

L'avis du critique:

Enfin le deuxième volume, enfin la suite des aventures d'Almus. Rappelez-vous (attention spoile si vous n'avez pas lu la fuite d'Almus ), nous avions laissé nos héros sur l’île des Sages. Almus reprenait ses études, Mira entrait dans une école, Pil se mettait au service d'un vieux chevalier, et Noir-Coeur rejoint la confrérie des assassins.

On retrouve donc tout le monde avec plaisir, mais les ennuis commencent avec Noir-Coeur qui se met dans une situation peu enviable. Tout s'enchaîne alors, ne nous laissant à peine le temps de souffler.
Alors, par rapport au 1, qu'est-ce que j'en pense?
Sincèrement, je préfère ce tome-là. Est-ce parce que les personnages sont plus mûres, est-ce la plume de l'auteur qui devient plus sûre? Un peu des deux, certainement, je pense pourtant que le mérite en revient à l'histoire en elle-même. Le tome 1 était une façon habile de présenter les lieux et les personnages à travers un voyage, on entendait parler de la prophétie sans jamais la toucher. Dans le 2, l'intrigue principale se met enfin en place, ça y est, on rentre dans le vif du sujet! Y a plus qu'à attendre la suite (cinq volumes au total).
De nouveaux personnages apparaissent, plus antipathiques les uns que les autres (à croire que dans ce monde seuls Almus et ses amis sont fréquentables ), de nouveaux enjeux politico-religieux. On découvre que le père d'Almus, en plus d'être égoïste et imbu de sa personne, et en plus un crétin qui n'a pas deux sous de jugeote!!
Les sages sont fidèles à eux-mêmes, c'est-à-dire hypocrite et filous, et... mais qui est cette jeune fille qui fait tourner la tête à notre élu? Et bien là est là question, cette nouvelle arrivée me laisse perplexe, elle ne m'inspire pas confiance... mais je vous laisse juger, vous me direz ce que vous en pensez.

Je tiens tout de même à rappeler qu'il s'agit de littérature jeunesse, donc certaines choses peuvent se déduire facilement, surtout que l'auteur s'amuse à semer des petits cailloux blancs. Mais le plaisir n'en est pas gâché vu que d'autres aspects de l'histoire restent un grand mystère.

J'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à lire les aventures d'Almus, et le prendre en pitié parfois, parce que être un élu, ce n'est vraiment pas le pied!

Le petit plus du livre:
Un griffon attachant qui répond à l'amusant nom de Farceur.


jeudi 26 septembre 2013

Les étoiles regardent aussi



Titre: Les étoiles regardent aussi

Edition: Première édition

nombre de pages: 129 affichées par ma liseuse

Quatrième de couverture: Un demi-siècle après qu’un signal extraterrestre a été capté à l’observatoire de Lembang, en Indonésie, le vaisseau d’exploration le Geminga découvre, dans la constellation du Toucan, une planète qui pourrait en être l’origine. Malheureusement, à peine a-t-il débarqué dans le système solaire que le monde est attaqué par une armada de vaisseaux spatiaux et dévasté par des milliers d’explosions thermonucléaires. A la fois choqué par cette tragédie et inquiet des retombées politiques, l’entrepreneur Jari Orison lance une mission scientifique dans l’espoir de comprendre ce qu’il s’est passé.
A choisir si vous aimez:
-La science
-Les voyages interstellaires
-Vous posez des questions

A éviter si vous cherchez:
-De la romance
-La simplicité
-De la magie

L'avis du critique:

Pour être franche, j'ai bien cru que je ne comprendrai rien à tout ce blabla scientifique. Tous ces termes astronomiques, physiques, mais j'admire tous ceux qui n'ont pas besoin de traducteur. Mais voilà, malgré mes craintes, j'ai tout compris, alors ne me sortez pas la carte du néophyte pour ne pas lire ce livre: JE suis la recalée de la science, et pourtant je suis là à vous dire tout le bien que je pense de ce court roman.

L'histoire est assez simple: la Terre découvre une planète habitée par une espèce évoluée, mais au moment où ils arrivent enfin devant, la planète (Mendung) se fait littéralement anéantir par pas moins de 200 têtes nucléaires. Pour comprendre ce qui c'est passé, les Terriens utilisent une technique de voyage dans le temps. A partir de là, tout s'enchaîne...

J'ai aimé les scientifiques en tout genre qui n'en font qu'à leur tête. J'ai aimé les petites parenthèses qui nous permettent de voyager dans les fantasmes de l'auteur (la Russie qui légalise le mariage homosexuel, l'ancienne idole des adolescentes, qui est retrouvé pendu dans sa chambre d'hôtel...). J'ai aimé les moments de tension, les combats... Et THE teasing quoi! A ton le droit de nous laisser ainsi sur notre fin? A ton idée de faire un roman de seulement 129 pages? Pourquoi être si méchant??

Enfin pour terminer, je conclurai ainsi: Les étoiles nous regardent, et moi j'adore les lire :D

Le petit plus du livre:
La couverture de Lysander Kerys qui est juste magnifique.


dimanche 1 septembre 2013

28 allée des Ormeaux

Titre : 28 allée des Ormeaux

Auteur : Tiffany Schneuwly

Editeur : édition Nergäl

Nombre de pages : 153

Quatrième de couverture :
A 27 ans, il est grand temps pour Liam de prendre son envol. Lorsque le jeune homme se voit offrir une promotion qui l’enverra bien loin de la maison familiale, il n’hésite pas et se met en quête de son premier appartement.
Sise au « 28, allée des Ormeaux », sa nouvelle demeure lui paraît idéale. Jusqu’à ce qu’il se rende compte que ses voisins ont un sérieux penchant pour le suicide.
Est-ce une coïncidence ? Quel mystère plane sur le « 28, allée des Ormeaux »

A lire absolument si on aime :
-avoir peur
-une intrigue simple
-une lecture rapide

A éviter si on cherche :
-des personnages haut en couleur
-une écriture complexe
-une histoire originale


L'avis du critique:

Imaginez, il fait nuit, vous êtes sous votre couette moelleuse, le vent frappe à votre fenêtre et là vous chaussez vos supers lunettes auto-éclairantes (ouai la classe :p ) et vous ouvrez votre livre qui commence par un tragique accident, puis deux, puis trois, puis quatre, et tout ça, toujours à la même adresse.

Si l'intrigue n'est pas nouvelle, si elle a déjà maintes fois était exploitée, on suit l'histoire avec plaisir tant la plume de l'auteur est douce. Mêmes les scènes les plus gores (attention âmes sensibles s'abstenir) sont radoucies par la timidité à nous narrer l'horreur de la situation.
Pour les personnages, j'ai eu un coup de coeur pour la petite Marie, alors que le héros, Liam ne m'a pas convaincu, mais ce n'est pas grave, on n'a vraiment pas le temps de s'attarder sur un personnage, on doit comprendre le comment du pourquoi. Parce que même si on se doute de la fin, il reste des zones d'ombre qui s'éclairent au bon moment. 

Les points négatifs: Blaise, je ne comprends pas. Il enquête sur les accidents depuis 25ans mais il ne commence à comprendre qu'à l'arrivée de Liam et partage ses découvertes avec lui alors qu'il essaye de faire fuir tous les habitants de l'immeuble? Et le prix du livre est un p'tit peu excessif à mon goût.
Je récapépète: une histoire à lire la nuit, une intrigue simple mais efficace, une écriture douce... tout est là pour passer un bon moment.

Le petit plus du livre :
La Suisse!

lundi 22 juillet 2013

La Fuite d'Almus


Titre : La fuite d'Almus
    tome1 : L'élu de Milnor

Auteur : Sophie Moulay

Editeur : Edition P'tit Golem, sortie en numérique

Nombre de pages : non indiqué


Quatrième de couverture :
« L’Élu aura les yeux verts et trois grains de beauté disposés en triangle équilatéral. »
Comment s’étonner qu’avec ces maigres indices, les Sages aient mis si longtemps à trouver l’enfant dont les fabuleux pouvoirs sauveront le monde ? L’Élu s’appelle Almus et a tout à apprendre.
Qu’importe, les Sages ont réussi.
Onze ans plus tard, ils découvrent qu’ils se sont trompés de personne.

A lire absolument si on aime:
-L'aventure
-Une communauté d'amis
-Les plans tordus
-une romance discrète

A éviter si on cherche :
-un roman pompeux qui fait chauffer les neurones
-des personnages sans saveur
-de longues descriptions

L'avis du critique :
Voilà un petit moment que je n'ai pas fait de critique, et ça fait aussi un petit moment que j'ai lu ce livre. Mais je me suis tellement régalée.

Alors oui la fin était attendue, mais ça ne m'a pas dérangé, au contraire je n'attendais que ça: voir comment Almus allait réagir en découvrant le fin mot. Bon commencer par vous parler du dénouement n'est peut-être pas la meilleur chose à faire, alors je vais faire un petit topo sur les méchants. Parce que voilà ce qui m'a le plus marqué dans ce livre: de vrais méchants!


Il y a bien sûr les Hargors censés nous effrayer, mais ce ne sont pas eux dont je vais vous parler, mais du capitaine du navire et de son second, de sa Majesté dans son auberge. Voilà des personnages vrais. Certes ils sont avides, avides de richesse ou de pouvoir, mais vrais. Même les sages à leur manière en font parti. Eux qui veulent tout contrôler, qui sont prêt à tout, même à discréditer Almus aux yeux de sa famille pour arriver à leurs fins. 


Bon Almus aussi est intéressant, dans sa façon d'évoluer, de sortir de l'enfance capricieuse pour rentrer dans la vie d'adulte lourde de conséquences. Et ses amis... un vrai petit gang où chacun à son utilité jusqu'au petit Pil, si touchant.


Pour faire court, le seul reproche que je ferai à ce livre est que tout va trop vite. J'aurai aimé un peu plus de longueur. Un jour de plus sur le navire, une semaine de plus dans l'auberge... mais bon du coup je n'ai que plus hâte de lire la suite.


Le petit plus du livre :

A part qu'il est gratuit? C'est la façon dont est gérer le monde. Les castes/ maisons avec chacune leurs couleurs. Bien pensé, bien organisé: encore beaucoup de chose à découvrir sur ce monde.

lundi 17 juin 2013

Les Sept Royaumes

Titre: 
Tome 1/ Le Roi Démon
Tome 2/ La Reine Exilée
Tome 3/ Le Trône du loup gris
Tome 4/ La Couronne écarlate

Auteur: Cinda Williams China

Editeur: Castelmore et Bragelonne

Quatrième de couverture:
Les Sept Royaumes vont trembler !
Pour aider sa famille à survivre, Han a renoncé à sa vie de voleur. Ses bracelets d’argent suffiraient à la nourrir, mais un sort mystérieux les scelle à ses poignets depuis toujours.
Et ses mésaventures ne font que commencer : quand il prend possession d’une étrange amulette, il est loin d’imaginer qu’elle a appartenu au Roi Démon, qui a failli détruire le monde mille ans auparavant… et qu’il vient de s’attirer les foudres d’hommes impitoyables.
Raisa est princesse, mais elle aussi doit se battre… contre le mariage que lui impose sa mère. Pas question de se laisser faire ! Elle préfère partir au galop vers l’aventure et rêver d’Hanalea, la guerrière légendaire qui libéra le monde de l’emprise du Roi Démon.
C’est ainsi qu’Han et Raisa vont se rencontrer et, à leur insu, réveiller les forces obscures qui avaient autrefois mis les Sept Royaumes en péril...

A lire absolument si on aime:

-Les secrets
-Les complots politiques
-Les amants maudits
-La magie et la trahison

A éviter si on cherche: 
-Une écriture élaborée
-un conte de fée
-Des preux chevaliers et des douces princesses

L'avis du critique: 
J'ai adoré!
Je n'arrivais plus à lâché les livres.
Je ne veux pas spoiler, alors je dis juste, allez-y.
(ça sera sûrement ma chronique la plus courte, mais je suis encore sous le contre-coup. J'ai fini aujourd'hui et je n'ai toujours pas quitté Han et Raisa.)
Je tenterai de faire une meilleur chronique demain.


Voilà, on est pas demain d'avant-hier mais demain d'hier, donc aujourd'hui ou plutôt ce soir... En gros j'ai un jour de retard :s

Ce que j'ai pensé de la saga, et bien: prenante, bien fichu, un style simple et agréable qui permettra aux jeunes lecteurs de faire un premier pas dans la fantasy sans tomber sur un gros pavé écrit tout petit (quoi? c'est pas le cas? arrêtez je ne suis pas mauvaise langue :p )

Le gros défaut du premier tome est à mon avis Raisa, on la découvre et la première chose que l'on remarque chez elle c'est sa fâcheuse tendance à tomber amoureuse de tous les garçons: au début c'est Micah... le beau Micah si charmeur et interdit; puis il y a Amon, le grand fort chevalier (interdit lui aussi) et enfin Han, le voyou séduisant tout autant interdit. Sans parler de tous les prétendants au trône qui sont invités à son jour de naissance et qui lui font la cour. Voilà en quoi se résume le tome 1.
Heureusement, il y a une petite intrigue sous-jacente, mais pas assez prenante à mon avis. Du coup, pour ce premier volet, les histoires de cœur de Raisa ne m'ont pas convaincue (même si je sais qu'à 16 ans on tombe amoureuse tous les quinze jours, ça m'énerve) mais elle a un caractère sauvage, une âme de guerrière et ça, ça me plait.

Par contre l'histoire de Han (bien que déjà vu) était plus palpitante. Le fait qu'il vive dans la rue (ou presque), et que son meilleur ami soit rien de moins que le fils de la chef d'un clan des montagnes. Qu'il porte des gourmettes qu'il ne peut enlevé, et que tout le monde semble lui cacher quelque chose... enfin il n'y a pas de doute, Han est le véritable héros.

La force des deux premiers tomes est les rencontres, les secrets. J'explique: machin rencontre bidule mais il ne sait pas qui il est vraiment. Bidule tombe amoureux de machin mais ne sait pas que machin a un secret plus grand que le-sien. En gros, outre les intrigues politiques, les machinations pour devenir le nouveau roi/ nouvelle reine (mais toujours assez gentilé, on est loin des complots tarabiscotés de Littlefinger), ce sont les révélations qui nous tiennent en haleine. Mais quand, quand vont-ils se rendre compte que... Pouaahh, mais il est tarte ou quoi, il a toujours pas comprit (c'est facile pour nous, on est dans la confidence :D).

Et là, on arrive au quatrième tome, pratiquement toute les révélations sont faites, il ne reste que des mineurs (enfin presque, on ne sait toujours pas qui a tué l'ancienne reine), mais la romance de Raisa prend le dessus, surtout que l'on voit le parallèle avec celle de son arrière x 30 grand-mère. Et s'il y a bien eu de l'action dans les trois premiers tomes, les incendies récurrents, les passages secrets, les duels finaux... pffouu, j'en ai eu plein les mirettes.
Je ne dirai rien sur la fin, mais pour moi, même si elle m'a plut, elle ne m'a pas semblé vraisemblable.

Pour finir, je dirai que j'ai passé un bon moment, que les quatre tomes se dégustent, se savourent. Que malgré des petites évidences j'ai eu le droit à des grosses surprises (QUOI?!! C'est LUI le tueur??!! J'lai pas vu venir celle-là!)

Je vous le conseil donc, à lire la tête vide, les doigts de pied en éventail, un verre de sirop glacé et le soleil comme compagnon. Un livre parfait pour les vacances.

Le petit plus du livre: 

Le camp des Pins Marisa... J'aurai aimé y passer l'été :P

samedi 15 juin 2013

L'Après-dieux



Titre : L'Après-dieux

Auteur : Maëlig Duval

Editeur : Editions Griffe d'Encre

Nombre de pages : novella de 134 pages

Quatrième de couverture:
Albert est fonctionnaire au bureau de la reconstruction.
Il évalue de 1 à 5 les dégâts de la guerre civile dans les villages à reconstruire.
Il classe les organisations non gouvernementales de 1 à 9, selon leur niveau de sédition.
Mais quand il rencontre Eva et son fils, il doit se rendre à l’évidence : aucune échelle de valeur ne peut s’appliquer à eux
.


A lire absolument si on aime:
-La poésie
-Le destin
-Les fins pas toutes roses

A éviter si on cherche :

-une histoire glamour
-des personnages sans saveur
-la joie et la bonne humeur

L'avis du critique :

Pour être honnête, je suis mitigée. Je ne sais pas. Je suis perdue. Comme Albert, comme Paul, comme Irène et Eva. Ils ont connu les Dieux, leur parlaient avec honnêteté quand le désir s'en faisait sentir. Puis un jour, les Dieux sont partis, pourquoi? comment? personne ne sait. 

Depuis les hommes sont désemparés, perdus. Leurs plumes (qui apparaît à leur mort et s'envole pour se coller sur les ailes de Dieux) tombent et sèchent, deviennent ternes. Il n'y a plus de mort, plus d'espoir. 


Je suis partagée. A la fin de ma lecture j'étais mélancolique. Ce livre m'a (excusez le vocabulaire) fichu une sacrée claque dans la gueule. J'ai détesté les hommes, ces hommes qui ont eu la chance de rencontrer les Dieux mais qui les ont "détruit" (c'est pas vraiment un spoiler). J'ai haï ces Dieux rancuniers qui abandonnent leurs ouailles. Mais j'ai beau être en colère, je comprends et je les plains, eux, pauvres désœuvrés, torturés, abandonnés. 


Ce qu'il faut voir dans ce livre, c'est l'évolution de la conscience de l'homme. Il y a un avant-dieux, pendant-dieux et après-dieux, traité avec grâce et légèreté. 


Et il y a Georges, si touchant, si beau dans son innocence, dans sa soif de légende. Et il y a sa mère que l'innocence a quitté depuis longtemps. Une femme trahie, blessée, mais forte pour son fils. 

La brioche, murmura-t-elle, c'est doux, c'est chaud et ça se mange. ça fond sur la langue, ça réconforte. L'odeur de la brioche, c'est tout cela avec l'espoir en plus. L'odeur de la brioche, ça te réchauffe le ventre d'avance, ça emplit ton cœur d'amour et ça t'emmitoufle dans un gigantesque coussin moelleux.
C'est merveilleux.

Enfin, j'ai adoré ce livre, je l'ai avalé en une journée. Et même si la fin n'est pas celle que j'aurai souhaité, c'est celle qui fallait à ce livre. Une fin à l'image de la vie, ni complètement mauvaise, ni complètement bonne. Une fin qui nous reste au travers de la gorge tout en suscitant un brin d'espoir.

Je ne note pas les livres en générale, mais celui-ci mérite un 9,5/10, pour sa beauté, pour sa douceur, pour ce sentiment inexplicable qui me taraude depuis que je l'ai terminé.

Le petit plus du livre:

La couverture d'Alexandre Dainche, belle, sombre, mélancolique à l'image du livre.

mercredi 12 juin 2013

Série: Passeurs d'Ombre


Titre : Les Passeurs d'Ombre

Auteur : Anne Rossi

Editeur : Numériklivres

Nombre d'épisodes : 7

Quatrième de couverture :
Dans un monde sans soleil où seule la chaleur monte du sol, des hommes et des femmes courageux appelés les passeurs d’ombre sont les seuls humains capables de transiter d’une ville à l’autre pour vendre leurs marchandises et escorter les voyageurs. Les Terres Noires sont peuplées de créatures dangereuses appelées les Surnaturels. Seuls les passeurs d’ombre, même au péril de leur vie, savent comment les éviter et surtout comment les affronter.

A lire absolument si on aime :

-les êtres de l'ombre et de la lumière
-les histoires d'amour sous toutes ses formes
-les mondes surnaturelles
-des aventures palpitantes

A éviter si on cherche :
-les héroïnes sans saveur
-une histoire calme

L'avis du critique :
Çà faisait longtemps que les premiers épisodes étaient dans ma liseuse, mais jusqu'à présent je ne m'étais pas penchée dessus. Et puis j'ai tourné la première page. J'ai englouti les livres et me suis précipitée pour acheter les cinq autres. 

D'un épisode à un autre, on suit les mêmes personnages à une époque différente. Aussi est-on heureux de voir nos héroïnes passer du statut d'adolescente casse-cou à celui de mère (intéressant de voir comment les enfants leur reprochent exactement la même chose qu'elle-même plus jeunes ^^ ) puis de grand-mère. 


Anne Rossi a une écriture fluide qui nous plonge directement dans les sombres Terres Noires. On frissonne en même temps que les passeurs à l'approche de démons, créatures horrifiques ou autres bestioles dévoreuses de chair. 


Puis au milieu de ses cauchemars, une lumière: l'amour. De celui qui traverse le temps, qui rend fidèle le plus séduisant des dragueurs. Un amour qui se traduit par mille caresses et baisers. Un amour qui m'a fait rougir... de plaisir. 


Je n'ai qu'un reproche à faire à la série: les dialogues. Bien souvent, le manque d'indication me donnait l'impression d'être aveugle dans les Terres Noires. Je ne savais plus qui parlait à qui. Malheureusement, contrairement aux protagonistes, je n'avais pas le son de la voix pour les différencier. Dommage pour ce petit point noir. 


Voilà autrement j'ai vraiment adoré. Le premier épisode est gratuit et les suivant coûtent hyper cher!! moins d' un euros :D Alors pourquoi attendre? Tous à vos liseuses!

Le petit plus du livre :
La peau. Dans les Terres Noires les hommes ont parfois une peau bien différentes, écailleuse, bleue, flamboyante, poilue... 

vendredi 7 juin 2013

Alice aux Pays des Zombies


Titre : Alice aux Pays des Zombies

Auteur : Gena Showalter

Editeur : Edition Harlequin, collection Darkiss

Nombre de pages : 528

Quatrième de couverture :
Moi, Alice, j?ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sûr. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde... Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu'à la mort s?il le faut. Contre les monstres ? les Zombies.

A lire absolument si on aime :
-les zombies pas comme les autres
-les histoires d'amour sous toutes ses formes
-les secrets bien gardés
-une écriture simple et efficace

A éviter si on cherche :
-une histoire sombre
-une atmosphère glauque
-une intrigue complexe

L'avis du critique :
Je le savais, ici les zombies sont prétextes à une histoire d'amour. Il fallait juste se renseigner sur l'éditeur pour comprendre. Et alors? J'avoue, j'aime bien cette collection justement pour ce côté fleur-bleue teinté de fantastique. 

Donc oubliez l'ambiance sanglante de Walking Dead, ne cherchez pas l'atmosphère pesante de Danny Boyle ou Wes Craven, cherchez plutôt du côté de Alice. Un monde aussi terrible que merveilleux, un monde où la mort côtoie la vie avec envie. A travers les enterrements (ba oui, quand même là où il y a des zombies il y a forcément des morts), à travers les souffrances d'Alice, l'auteur nous montre le chemin à suivre... la vie, plus importante que tout; 


Beaucoup on était étonné à la lecture, je ne fais pas exception, parce qu'il ne s'agit pas ici de zombies traditionnels, ils ont une particularité et donc nos héros aussi. Gena Showalter a imaginé une nouvelle espèce de mort-vivant, pas de ceux qui sont apparue après la propagation d'un virus, ou d'un contact avec une source extraterrestre. Non, les morts qui marchent sont parmi nous mais nous ne le savons pas... mais chutt, je vous en ai déjà trop dit. 


Pour les personnages, et bien les filles si vous aimez les voyous, les méchants garçons... vous serez servies ;). Mais ces messieurs ne sont pas en reste, ils se lécheront les babines devant les shorts moulant, les hauts qui ressemblent plus à des maillot de bain qu'à des T-shirt... vieux dégoûtants :P

Tous les stéréotypes des lycéens américains sont ici représentés, mais ils sont détaillés avec humour et sarcasme jusqu'à ce que les belles images explosent pour mieux se coller à un semblant de vrai. 

Bref, vous l'avez peut-être compris, j'ai mordu à pleine dent dans la vie d'Alice (mordu/ zombie: vous avez compris? :D ) et je me suis régalée.


Le petit plus du livre :
un témoin rose bonbon.

mercredi 29 mai 2013

L'Aube de la Guerrière



Titre : L'Aube de la Guerrière

Auteur : Vanessa Terral

Editeur : Edition du Chat noir

Nombre de pages : 280

Quatrième de couverture :
« Marre de jouer les éboueuses ! De ramper dans les divers infra-mondes à traquer les monstres les plus tordus de la Création. Et maintenant, on nous envoie sans équipier, direct au casse-pipes ! Trop de boulot, qu'ils disent. Trop de manifestations. Il paraît que c'est à cause de la fin du monde. Quel monde, déjà, je ne sais pas trop... Mais quelle fin en plus ? ! On a déjà eu droit à l'éclipse de 1999, au bug de l'an 2000, à l'ère du Verseau qui s'est glissé quelque part là-dedans et maintenant à décembre 2012 grâce à cette connerie de calendrier maya ! N'importe quoi...
Remarquez, je devrais quand même me méfier ; je suis bien placée pour savoir qu'en matière de légendes, il n'y a pas de fumée sans feu. La preuve : moi, ça fait trois semaines que je suis un ange guerrier. »
À peine décédée, Solange est envoyée à l'armurerie divine. Le Livre de saint Pierre a parlé : guerrière par prédisposition naturelle, mais ange sans grande valeur, elle ne sera d'aucune utilité dans la guerre qui oppose les siens aux démons. Autant l'utiliser près des Fosses, ces lieux dispersés dans les plans qui ont pour point commun d'abriter des Larves et autres créatures de cauchemar. Lesquelles ont une fâcheuse tendance à fuguer...
Un job qui n'a rien de bien intéressant — à part une meilleure connaissance des différents types d'effluves méphitiques — jusqu'à ce qu'elle découvre que les démons aussi envoient des guerriers dératiser les abords des Fosses. Dont Terrence et Aghilas... ce dernier possédant le même Don qu'elle, un pouvoir très rare visiblement : le Feu des Ténèbres.


A lire absolument si on aime :
-les anges pas trop angéliques
-les démons sexy
-des aventures palpitantes
A éviter si on cherche :
-un langage chaste
-les héroïne sans saveur

L'avis du critique :
Bien que la couverture ne me disait rien qui vaille, sans même connaître le synopsis, j'ai acheté ce livre les yeux fermés suite aux nombreuses critiques qui encensaient ce roman. Quelle déception quand je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'une histoire d'anges et de démons (je ne suis pas très fan de ce genre de bit-lit). Quelle merveilleuse surprise quand j'ai découvert Solange l'ange (et ne riez pas, elle n'aimerait pas ça!). Un personnage tout en délicatesse? Non, un caractère bien trempé, à la langue acerbe, au passé tragique, au destin épique.
Solange, marquise des anges, merveilleuse Solange, indomptable Solange... J'exagère? Pas tant que ça, à part pour la marquise parce que tout compte fait, les anges elle n'aime pas ça, les anges ne sont pas ce qu'ils semble être et puis les démons sont tellement plus HOT.


Mais il n'y a pas que Solange, il y a toute l'intrigue autour d'elle, si bien ficelée que je défie quiconque de  découvrir le fin mot de l'histoire avant qu'on ne vous le dévoile.

Un autre point fort de ce roman: les dialogues! Combien de fois me suis-je bidonnée, esclaffée à lire des répliques qui deviendront cultes pour moi: "Pour te sortir une fille de la tête, il suffit de lui rentrer dans le cul!".... ce n'est pas magnifique? XD

Le seul hic de cette histoire, je pensais lire un one shot, et la dernière page indique clairement une suite. En fait ce n'est pas un hic, mais plutôt un soulagement. Je suis bien heureuse de pouvoir retrouver Solange, Aguilas, Terrence et les autres qui, j'en suis persuadée, me causeront encore des nuits blanches.

Le petit plus du livre :
une jeune néphilim au tournesol qui pourrait nous surprendre.

dimanche 19 mai 2013

Delirium, la trilogie

Titre: Delirium
Auteur: Lauren Oliver
Éditeur: Black Moon
Nombre de pages: tome1: 451/ tome 2: 375/ tome 3: 414


Quatrième de couverture:
Tome 1:
Plus que trois moi, et je serai enfin protégée de l'amor deliria nervosa. Après le Protocole, je serai heureuse et en sécurité. Pour toujours. C'est ce que tout le monde dit. Et je l'ai toujours cru. Jusqu'à aujourd'hui.
Car aujourd'hui, tout a changé.
Aujourd'hui je préfère être contaminée par l'amour, quitte à perdre la raison et me mettre en danger. Plutôt braver l'interdit que continuer à vivre dans le mensonge.
Tome 2:
Lena a découvert avec Alex ce sentiment qu'est l'amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminé à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant.Aujourd'hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Quand une nouvelle rencontre remet en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d'aimer: cela a-t-il vraiment un sens?Imaginez qu'on vous prive de tout sentiment. Sua la liberté ne soit plus qu'un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu'où iriez-vous pour garder le droit d'aimer?

Tome 3:

Alex est revenu. Le premier amour de Lena n'est pas mort. Mais il a changé. Les mois de torture, la lutte de chaque jour dans une nature hostile, la menace qui pèse sur la résistance plus grande que jamais: Alex n'est plus le même. Hana non plus. Hana qui a été opérée. Hana qui va se marier. Hana qui doute.


Mon avis:

Le tome 1 m'avait transporté, fasciné. Avec simplicité, en prenant des ingrédients simples je redécouvrais le roman d'anticipation que j'avais délaissé depuis longtemps. Oui, le premier tome m'avait vraiment plut.

Malheureusement plus les tomes ont avancé, plus je me suis lassée. Le livre 2 était pour moi qu'un remake du 1, seulement les rôles étaient inversés. Lena devenait la tentatrice (prenant la place d'Alex). Heureusement les trois dernières lignes du roman ont réussit à me mettre l'eau à la bouche, à hurler contre l'auteur et à attendre fiévreusement le tome 3.

Mais voilà, comme pour le 2, le 3 ne réussit pas à me satisfaire. Quelle facilité de tomber dans le triangle amoureux, quelle non surprise de découvrir vers qui vont les véritables sentiments de Lena. Et malgré une tentative de l'auteur de faire évoluer ses personnages, ils n'ont, pour moi, pas beaucoup bougé de la case départ. Oh bien sûr ils disent souvent: "Tu as changé", "J'ai grandit", "Je ne suis plus le-même", il ne suffit pas de le dire pour que ça soit vrai, et à force de l'entendre j'en ai fini par en douter. Preuve en est: le choix de Lena, quoi qu'elle dise, si elle avait vraiment changé, serait-elle encore amoureuse du même garçon? (oui, je sais c'est possible, mais bon)

Par contre, un nouveau personnage m'a beaucoup plus: Fred le futur mari de Hana. Quel sadique ce mec!! Un ogre réincarné, il se compare même à Barbe-Bleue c'est dire. Il y a beaucoup de chose à dire sur lui, beaucoup plus que sur Alex ou Lena.

Par contre, comme à chaque fois, les dernières lignes de ce dernier tome relève de la magie. Une fin qui laisse le champs libre à nos envies, à la vie.

Conclusion, une trilogie qui s'essouffle malgré de bonnes idées. Par contre un auteur qui manie le teasing avec brio, du coup, même si vous n'êtes pas convaincus vous aurez envie de connaître la suite...

À lire absolument si on aime :
*les sentiments
*un futur contrôlé
*la résistance dans tous ses aspects

À éviter si on cherche :
*une intrigue complexe
*une évolution marquée des personnages

Le petit plus du livre :
Les scènes de la Bible réécrite par la société et le parallèle mis en évidence dans l'histoire. Notamment la légende de Salomon et de Magdalena.

jeudi 25 avril 2013

L'Arbre-Miroir


Titre : L'Arbre-Miroir

Auteur : Christian Léourier

Editeur :
Voy'[el]


Nombre de pages : 195
roman jeunesse

Quatrième de couverture :

Gwyzh, planète colonisée par les humains, abrite aussi un peuple mystérieux. Les Gwyddenir vivotent en marge des grand domaines comme Lann Faor, dont le jeune Dan ap Arth héritera plus tôt qu’il ne le croit. Le peuple gwydden cache toutefois un secret et il appartient à Dan de le découvrir. Et puis, il y a la troublante Gwentmaid aux yeux de chat qui hante les pensées du jeune home et pourrait bien lui ouvrir les portes d’un avenir insoupçonné
A lire absolument si on aime :
-les mondes inconnus
-le pouvoir de l'esprit
-les conquêtes

A éviter si on cherche :
-un roman complexe
-une histoire d'amour à l'eau de rose

L'avis du critique :
Je vais commencer par la petite histoire: Il y a quelques années de ça, une maman trouve ce livre et l'achète pour sa fille. La couverture lui plaisait. Bingo, la petite fille a adoré le lire, et elle en garda un souvenir intarissable. La petite fille grandit et devient membre actif (peut-être même la tête pensante) d'une maison d'édition. Elle retrouve l'auteur et le fait rééditer. Magique n'est-ce pas!

Et bien on garde cette idée en tête et on ouvre ce livre. Au bout de quelques lignes on comprend pourquoi un tel univers a pu plaire à une enfant. Une planète inconnu, fraîchement colonisé, où les indigènes sont repoussés, traités avec indifférence. Un monde où l'esprit des premiers colons d'Amérique se mêlent aux technologies futures tels que les aéroglisseurs, les grenades vitrifiantes ou pistolet laser. 

Ce livre est une remise en question de la nature même de l'homme: cette soif de conquête s'arrêtera-t-elle un jour?

Mais il nous livre aussi un message à travers Dan: qu'importe ce qu'ont pu faire nos pères, nous ne sommes pas eux et nous pouvons choisir de ne pas répéter leurs erreurs.
Quant aux Gwyddenirs... méfions-nous de l'eau qui dort.

Le petit plus du livre :
Kur, le bleidd de Dan, une monture fidèle mais qui reste libre.

mardi 16 avril 2013

La Pucelle et le Démon

Titre: La Pucelle et le Démon

Auteur: Bénédict Taffin

Éditeur: Asgard Edition

Nombre de pages: 314

Quatrième de couverture:
Le mercenaire Sidoine de Valzan est chargé d'escorter la prophétesse Jehanne.
La jeune femme prétend pouvoir remettre le Dauphin sur le trône et rétablir la paix dans le royaume. Mais à son arrivée, Sidoine découvre qu'elle a été assassinée par des démons. Il lui faut absolument trouver une femme pour sauver le royaume, mais qui? Il ne connaît personne en ces terres étrangères.
Personne, hormis la prostituée avec laquelle il a passé la nuit précédente: Oriane.
Oriane... Jeanne... qui verra la différence?

Mon avis:
Une jeune pucelle qui entend des voix et qui prétend pouvoir sauver son pays envahi par son voisin, ça vous rappel quelque chose ? C'est le but. Mais que se serait-il passé si notre Jeanne nationale était morte avant d'avoir combattu pour la France ?
Que se serait-il passé si on avait mis le sort de notre pays dans les mains d'un mercenaire bourru et possédé d'un démon ? D'après vous ?
Oh et puis zut... pour Sidoine une femme est une femme, alors pucelle ou catin, quelle différence ?

Ce livre j'ai du mal à en parler. Il est passionnant dans le sens où malgré le côté fantastique de l'histoire, Bénédict Taffin a gardé les grandes phases de la vie de Jeanne d'Arc pour les faire coller à son imaginaire.
Il est irritant dans le sens où les personnages sont bruts, taillés à coup de bâtarde. La dureté de l'époque n'épargne pas ces gens au destin sombre.
Un exemple, malgré sa brutalité, malgré son côté sombre, malgré le fait qu'il soit un personnage que JE qualifierai de répugnant (ba oui, moi, il y a deux ou trois trucs que je ne lui pardonne pas), je me suis attachée à Sidoine et me suis mise à espérer que ça se finisse bien pour lui.

Quant à Oriane... courageuse, complexe, amoureuse, passionnée, effrontée, mais surtout prête à « bouter les Azuléens hors de Falatie »

Ne vous trompez pas, si vous n'apprendrez rien sur notre Histoire, vous partirez par contre pour une grande aventure.

Une dernière chose, si j'ai acheté ce livre c'est parce que j'ai rencontré l'auteur à Zone Franche et qu'après quelques blagues potaches, de gloussements idiots à propos d'une pucelle peu vertueuse, Bénédict Taffin a fini par me convaincre qu'il me fallait ce livre. Bénédicte est une personne fraîche au sourire bon enfant et ça se ressent dans son écriture. Fluide, sans chichi ni ornement superflu, les mots coulent tout seul pour notre plus grand plaisir. Et malgré le sujet complexe, les complots de cours et les stratégies de guerre, pas une fois je ne me suis pris la tête à me demander qui faisait quoi. Tout était limpide.

Une bonne surprise donc que ce livre, je ne le conseillerai jamais assez.

À lire absolument si on aime :
*les aventures épiques
*la fantasy historique
*des démons voraces
*de la magie subtile, mais présente

À éviter si on cherche :
*une histoire d'amour simple
*des personnages insipides
*une vérité historique

Le petit plus du livre :
Chaque début de chapitre commence par un petit passage de la vie de la véritable Jeanne, façon troubadour. Et puis la couverture... si douce que c'est un plaisir d'avoir le livre en main.

La chambre